Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #nous aimons...

Pas facile de voler des chevaux de Per PETTERSON

4 Mars 2013, 20:57pm

Publié par Médiathèque Jules Verne

A le veille de l'an 2000, Trond se retire dans une petite maison, près d'un lac au coeur de la forêt Norvégienne.

Il a 67 ans, veuf depuis peu, il décide de passer là le reste de son âge, seul avec son chien, sans téléphone, laissant le monde aller comme ça lui chante...

Un soir,  une histoire de chien perdu l'amène à faire la connaissance de son voisin, Lars.

Une rencontre qui ramène Trond à l'été de ses 15 ans, en 1948.

L'été, où sans le savoir, il a quitté l'adolescence et est devenu un homme et où plus rien n'a jamais plus été comme avant.

Trond est venu seul avec son père en villégiature dans un petit chalet de montagne.

Avec Jon, le fils d'un fermier voisin, il découvre la liberté, ils chassent, ils pêchent et prennent plaisir à voler des chevaux.

Mais cet été idyllique est interrompu par un drame dans la famille de Jon. Jon disparait et Trond se retrouve seul avec son père. Leurs relations se renforcent et Trond découvre qui est ce père si souvent absent et le rôle qu'il a joué  durant l'occupation de la Norvège.

Le livre s'articule dans une alternance entre passé et présent, souvenirs d'émois, de  scènes vues mais pas toujours comprises.

Une écriture superbe, avec de magnifiques passages disant la coupe et le transport du bois sur le fleuve où on s'immerge dans l'histoire des personnages, celle de Trond mais aussi celle de son père, de Jon et sa mère.

Bouleversant sur le passage de l'enfance à la vie d'homme puis à celle de la vieillesse.

Un plaisir de lecture qui fait que naïvement on voudrait qu'il dure...dure...dure

2070774244.01.MZZZZZZZ

Voir les commentaires

le groupe de lecture a aimé

4 Juillet 2012, 07:40am

Publié par Médiathèque Jules Verne

»

parksTim Parks

Le calme retrouvé

 

Tim Parks est anglais et vit à Vérone, en Italie. Il écrit des livres, enseigne la littérature et est traducteur de l'italien.

Son témoignage, le calme retrouvé , parle des liens entre l'écriture, la personnalité et la pensée .

Il va commencer par … la prostate, organe causant des soucis à beaucoup d'hommes de 60, 50, et même 30 ans. Il ne veut plus souffrir et cherche partout comment il va faire.

Humoristique, ironique et direct est le ton qu'il prend pour dire qu'il ne croit plus en Dieu ,qu'il ne veut pas de gourou, qu'il se moque du new age . Pourtant, le travail qu 'il va faire en piochant un peu partout a à voir avec la spiritualité, avec le corps et l'esprit .

D'ailleurs il dédie son livre « A tous ceux qui m'ont sorti de ma prison, David Wise et Rodney Anderson, Ruggero scolari, Edoardo Pansi, et John Colemann, » Ce qui donne envie d'explorer ce que sont ces 5 hommes, car c'est passionnant.

 

 

 

et aussi :

"Chaman" de jean Bertolino 

"Arcadia", de Lauren Groff

" Et après " de Virgine Linhardt

" le vieux qui ne voulait pas souhaiter son anniversaire"  de Jonas Jonasson

" c'est ainsi" de MJ Hyland

 

A retrouver dans les rayons


Voir les commentaires

C'est ainsi de M.J HYLAND

9 Juin 2012, 14:18pm

Publié par Médiathèque Jules Verne

c-est-ainsi.gif   On aurait voulu, pour la gloire familiale en faire un universitaire alors que la passion de Patrick est la mécanique automobile où il excelle.

On ne lui pardonnera jamais !

Alors, pour fuir une ambiance lourde où tout n'est que mépris et après une rupture amoureuse douloureuse, il va s'installer dans une petite ville côtière Irlandaise où son ancien patron lui a trouvé du travail dans un garage.

Il prend pension chez une jeune veuve un tantinet aguicheuse qui loue ses deux autres chambres à de jeunes hommes terriblement snobs et suffisants.

Une fois encore Patrick se retrouve dans un climat qui cultive une solitude qui semble lui coller aux basques.

Et au travail, ce n'est guère mieux !

Malgré toute sa bonne volonté, il semblerait qu'il n'y a pas de place pour lui, où qu'il se trouve... ça en fait un garçon parfois un peu dérangeant ! Son mal de vivre l'emprisonne dans une gangue qui l'isole, le rend maladroit et méfiant.

Un soir, au cours d'une soirée bien arrosée, à la pension, il commet l'irréparable : trop de colère accumulée.

Et c'est alors une descente vertigineuse aux enfers, lâché par tous, y compris ses parents qui l'accablent.

Il se retrouve en milieu carcéral avec tout ce que le quotidien dans ces lieux peut amener de violence, de vice et d'insupportable.

C'est un livre bouleversant  d'une tentative désespérée du bonheur.

Comment bien se construire quand dès son plus jeune âge on a manqué d'amour ?

Où trouver la confiance quand on nous a sans cesse rabaissé ?

Comment trouver sa place ?

Le style est percutant et même si le thème est  terrible, pesant, la lecture est aisée.

Encore un livre fort qu'on a  envie de faire découvrir

C.F pour le groupe de lecture

Voir les commentaires

Lhomme de Lewis de Peter MAY

10 Mai 2012, 09:35am

Publié par Médiathèque jules Verne

 

l'homme de lewisamoureux des Landes et des paysages à la nature puissante et sauvage vous allez être séduits !

L'intrigue se déroule en effet dans les Hébrides, îles à l'ouest de l'Ecosse.

Au décès accidentel de son fils de 16 ans, Fin quitte la police d'Edimbourg et largue les amarres.

Il pense pouvoir se reconstruire et redonner sens à sa vie en retournant vivre à Lewis, son île natale.

Pourtant, dès son arrivée, il va devoir replonger dans son métier : on vient  en effet de retrouver dans les tourbières

le corps d'un jeune homme assassiné il y a longtemps mais parfaitement conservé.

L'analyse ADN le relie à Tormod Macdonald, le père  de son amour de jeunesse.

Peter MAY nous raconte avec beaucoup de sensibilité l'histoire de Tormod atteint d'alzheimer, rejeté par

sa femme, irrité par son entourage qu'il ne reconnaît plus et hanté par un passé qui le ronge.

Nous découvrons alors, par bribes, le sort que l'église catholique  dans les années 1950 réservait en Ecosse (ainsi qu'en

Australie et au Canada) aux "Homers". Enfants placés ou orphelins, embarqués sur des bateaux que

l'on envoyaient vers les îles afin de servir d'esclaves aux fermiers et mettre fin à la consanguinité de

l'archipel.

Ils arrivaient dans ces lieux inconnus, un carton autour du cou sur lequel était inscrit le nom de leur nouvelle

"famille".  Tout leur passé était effacé.

Inutile de dire que ces "famille" ne se privaient guère de les maltraiter.

Quelle est donc la véritable identité de Tormod ?

Quel passé l'a t-il façonné ?

Fin, à traver les brumes de la mémoire de cet homme va devoir démêler les fils de son passé.

Un vraiment bon moment de lecture

CF pour le groupe de lecture

Voir les commentaires

Chaos sur la toile de Kristin Marja Baldursdottir

10 Avril 2012, 13:56pm

Publié par Médiathèque jules Verne

chaos-sur-la-toile.jpegQuel plaisir de retrouver Karitas et ses encombrants frères et soeurs !!

Les années ont passé et pour aller au bout de sa passion : peindre,  elle a sacrifié son existence de femme, s'est privée de l'amour de ses enfants et de son mari, quitte à passer aux yeux de tous pour une excentrique, une égoïste et une femme dénuée de bon sens.

Mais elle peint, ou s'inquiète de ne pas peindre, expose, vend ses toiles.

Nous la suivons dans le Paris des années 50 où les idées féministes s'affichent, à New-YorK, à Rome...

nous palpitons au fil des pages avec cette femme, passionnée,  enchaînée à l'art qui lutte farouchement pour faire admettre à son entourage qu'elle est une artiste et revendique une autre manière de vivre sa vie de femme.

Le livre foisonne de personnages hauts en couleur, aux caractères bien trempés. On  est littéralement emporté et le seul regret que l'on a en tournant la dernière page c'est que ce soit déjà fini !

 

Colette  Fanget, pour le Groupe de Lecture.

Voir les commentaires

Karitas de Kristin Marja Baldursdottir

10 Avril 2012, 13:25pm

Publié par Médiathèque jules Verne

karitas

 Islande, début du XXème siècle.

En 1915 Karitas a 15 ans. Sa mère, veuve d'un marin pêcheur disparu en mer décide, véritable défi, de quitter leur

ferme au sud-ouest de l'île afin d'offrir à ses aînés des études qui leur garantiront un avenir meilleur.

La famille s'installe alors dans le nord et travaille dur pour économiser assez d'argent pour ce projet.

Alors que peu à peu ses frères et soeurs quittent la maison, Karitas va se brûler les mains à saler le hareng pendant la saison et travailler comme lingère le reste du temps jusqu'à sa rencontre avec Madame Eugènia qui lui révèle ses talents pour le dessin.

Son destin va alors basculer et elle partira, grâce à cette femme, étudier les beaux arts cinq ans à Copenhague.

Parcours de cette jeune femme éprise de liberté, celui d'une famille ou chacun se consacre au dur labeur de la pêche et celui du couple surprenant que formeront Karitas et Sigmar.

Sera t-il possible à Karitas d'aller au bout de ses espèrances malgré les maternités et un mari trop souvent parti sur les mers... et à quel prix ?

Roman passionnant où l'on découvre, outre des paysages à vous couper le souffle, tout un tas d'anecdotes sur la vie en Islande, les mythes et les croyances.

 

Colette Fanget, pour le Groupe de lecture

 

 

 

Voir les commentaires

NUIT d'Edgar HILSENRATH

20 Mars 2012, 11:46am

Publié par Médiathèque jules Verne

NUIT.gifOn est frappé à l'estomac à la lecture de cet ouvrage d'un réalisme cruel où la vie n'est réduite qu'à la survie.

Nous suivons Ranek, un homme sans âge, dans ce ghetto de Prokov (ville Ukrainienne occupée par les troupes Roumaines alliées des nazis où les habitants sont des juifs déportés) dont la vie et celle de ses semblables est une lutte sans merci contre la maladie et la faim mais aussi contre la perte totale de toute humanité.

Dans un décor apocalyptique, tout se monnaie, tout s'échange : de la place dans un abri pouilleux, venteux et surpeuplé où on dormira coincé entre les pieds du fourneau, aux épluchures de patates, grand luxe qui se mangeront souvent crues,

aux bouts de mégots détrempés, aux corps des femmes, aux dents en or des morts....

Dans ce ghetto agonisant, il n'y a plus que des ombres, des êtes sans nom qui n'ont que des jambes efflanquées, des corps et des têtes mais pas de visage....

Avec une écriture incisive, sobre, on est emporté tout au long de la lecture, accompagnant Ranek dans son quotidien.

Ce qui peut différencier ce roman de tous les ouvrages déjà lus sur cette époque et dans ces lieux est qu'il ne traite pas tant la question de la guerre, des juifs, des crimes, de la morale ou de la justice mais surtout ce qui est au plus profond de l'humain lorsqu'il est entièrement dépossédé de son humanité.

Encore un témoignage pour ne pas oublier.

Voir les commentaires

Rien ne s'oppose à la nuit de Delphine De VIGAN

26 Février 2012, 14:49pm

Publié par Médiathèque jules Verne

Un lundi matin, alors qu'elle la croyait en week-end chez une amie, Delphine De Vigan découvre sa mère morte, suicidée dans son lit.                

Terrible découverte qui la poussera quelques années plus tard auprès de sa famille et de tous ceux qui ont connu de près sa maman, dans une quête longue et difficile pour comprendre ce geste.

Enquête poignante au coeur de la mémoire familiale retraçant en détail le chemin de Lucile née en 1946 dans une famille bourgeoise et un brin bohème, troisième enfant d'une fratrie de 9 dont 3 mourront de façon violente avant l'âge adulte.

Dans ce récit de vie, alternent  la chronologie de l'existence de Lucile et des chapitres où l'auteur se raconte en train d'écrire sur sa mère, sa douleur à revivre un passé douloureux mais aussi la peur qu'elle éprouve en livrant ainsi les secrets de sa famille de choquer les siens et peut-être les perdre.

Beau travail de mémoire dans une écriture sobre, agrèable à lire

Colette FANGET du groupe de lecture

9782709635790

Voir les commentaires

les oreilles de Buster (Maria ERNESTA)

6 Janvier 2012, 19:12pm

Publié par Médiathèque jules Verne

buster.jpg   Maria ERNESTA est Suédoise et son livre est à dévorer....sans modération

 

Eva passe une retraite douillette dans sa maison, sur la côte ouest de la Suède, entourée de sa famille et ses amis d'enfance qu'elle n'a pour ainsi dire, jamais quittés.

Sa vie s'écoule entre bénévolat et jardinage dans une ambiance feutrée et conviviale d'un petit village où tous se connaissent et semblent s'apprécier.

Le livre débute le jour de ses 56 ans. Tous sont là pour la fêter et, d'une de ses petites filles, elle reçoit un journal intime.

D'abord étonnée d'un tel cadeau, elle se prend, au fil de ses insomnies chroniques à découvrir les joies de l'écriture et

leur pouvoir libérateur.

Nuit après nuit, dans le calme de sa maison endormie,  et avec un petit verre de Bordeaux, nous remontons avec elle jusqu'à son enfance toutmentée par une mère tyrannique et égocentrique qui n'a de cesse de la dévaloriser et l'amènera très vite à prendre une étrange décision....

Les thèmes abordés sont nombreux et intéressants et nous allons de surprises en surprises .

L'écriture est alerte, pleine d'humour, on ne s'ennuie pas une minute.

Qui est Buster ? et pourquoi ses oreilles sont-elles si importantes ?

Vite...vite allez le découvrir .

 

Colette Fanget , pour le groupe de lecture.

Voir les commentaires

Idées de lecture : le groupe de lecture vous conseille

26 Octobre 2011, 14:32pm

Publié par Médiathèque jules Verne

 Voici quelques titres  qui nous ont plu, un peu, beaucoup, passionnément.

 

le-corps-immense.jpgLe corps immense du président mao , de Patrick Grainville  

Dans la Chine des mégapoles et du  boom économique, trafics et luttes d'influence en tous genres, chassés-croisés amoureux , le tableau  foisonnant d'un monde en pleine effervescence.

 

chinoises.jpgChinoises , de Xinran

Un autre visage de la Chine : des  témoignages  souvent terribles de femmes durant la révolution culturelle.

 

183-jours-copie-1.jpg183 jours dans la barbarie ordinaire  :  de Marion Bergeron

Témoignage encore : le quotidien d'une intérimaire à Pôle -emploi

 

la-couleur-des-sentiments.jpgLa couleur des sentiments , de Kathryn Stockett 

Une journaliste débutante  recueille les témoignages de nounous noires dans les 50 aux états-Unis . Une juste cause que l'on suit avec empathie. (Bientôt au cinéma)

 

 

 l-armee-furieuse-copie-1.jpgL'armée furieuse , de Fred Vargas

Le commissaire Adamsberg dans une nouvelle enquète , entre polar  et légende bretonne.  

 

mauvais-genre.jpgMauvais genre, de Naomi Alderman

James , étudiant à Oxford , se retrouve isolé du reste des étudiants fortunés de sa promotion. Jusqu'à l'arrivée d'une jeune étudiante qui lui ouvre les portes de ce monde où l'argent coule à flot. Une éducation sentimentale et sociale qui s'achève sur un douloureux retour à la réalité.

 

D'autres titres prochainement,. N'hésitez pas à réagir , à  proposer d'autres titres , à rejoindre le groupe de lecture.

Prochaine réunion : mardi 13 décembre de 17 à 19 heures.

 

 

Voir les commentaires

1 2 > >>